« Au CES, nous avons rencontré des groupes comme Philips, Cisco, Dyson ou encore Google pour son application Maps, confie Wahid Issa, le CEO d’eLichens. C’est un événement important pour nous, car il nous donne accès à ces partenaires potentiels à un moindre coût. »

Cette start-up française qui a conçu une solution – hardware et software – d’analyse de la qualité de l’air n’emploie aujourd’hui qu’une douzaine de salariés, dont une majorité de développeurs. Et si elle a réuni 3 Millions d’euros durant l’été 2016 pour son premier tour de table, elle ne dispose pas nécessairement des ressources humaines et financières pour démarcher les grands comptes.

wahidissa« Lors de la précédente édition du CES, nous avions rencontré l’un des leaders mondiaux de l’énergie et des infrastructures, avec qui nous travaillons depuis lors sur la mise en place d’une offre qui devrait aboutir sur un accord commercial d’ici quelques semaines », s’enthousiasme le CEO d’eLichens.

Las Vegas facilite aussi l’accès à une autre population : les politiques. Wahid Issa explique avoir vu défiler sur son stand Michel Sapin, François Fillon, Axelle Lemaire ou encore Laurent Wauquiez. Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a d’ailleurs invité la start-up au Digital Summit et a déclaré son intérêt pour déployer les solutions eLichens à Lyon.

Le CES, c’est aussi une opportunité inédite pour nouer des liens avec des VCs. La multiplication des partenariats commerciaux de la jeune pousse grenobloise, comme avec Aereco – un de ses actionnaires – ou avec un industriel international autour de la détection de gaz devrait précipiter son prochain tour de table.

Et pour cause, eLichens espère signer une levée « d’envergure » d’ici à fin 2017 pour amorcer sa phase d’industrialisation. Elle compte bien faire levier sur les sollicitations de plusieurs VCs et corporate ventures américains pour diversifier son panel d’investisseurs français – Emertec Gestion, iSource Gestion, Sofimac Partners et Aereco.